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dimanche, 23 mars 2008

Tintin n'ira plus au Tibet

 
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© BELLAMY

Le 23 mars 1959, les Tibétains se révoltent contre les communistes chinois. Le dalaï-lama trouve refuge en Inde. Nous voici rattrapés par l’histoire, près de 50 ans plus tard.

Avant 1950

Après l'invasion et le contrôle par le pouvoir mongol de la Chine au XIIe siècle et la fondation de la dynastie Yuan par Kubilai Khan, les relations politiques entre les chefs des écoles du Bouddhisme tibétain et l'Empereur de Chine, Mongol à l'époque, débutèrent. Kubilai Khan interagit avec les Sakya qui conserveront leur rôle politique.

De 1643 à 1949, le Tibet était gouverné par le Dalaï Lama et le gouvernement tibétain, parfois en tant que chef d'État, parfois en tant que vassal de l'Empereur de Chine et soit comme 1er grand Lama ou partageant le pouvoir avec le Panchen Lama.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle, une situation de concurrence se développe entre la Russie et la Grande-Bretagne, la Grande-Bretagne cherchant à contrôler le Tibet depuis l'Inde, et la Russie cherchant à l'en empêcher pour maintenir son influence en Asie centrale. Par leur expédition militaire conduite par le colonel Francis Younghusband, qui écrase dans le sang en 1904 la défense tibétaine, les Britanniques finissent par s'imposer au Tibet, et s'y attribuent des privilèges commerciaux et diplomatiques.

En 1908, la Chine, profitant du départ des troupes britanniques, reprend provisoirement le contrôle du Tibet, jusqu'à la révolution de 1911 qui marque l'effondrement de l'Empire Qing et l'installation de la République de Chine.

Les troupes et les autorités officielles chinoises sont expulsées du Tibet en 1912, puis en 1913, le 13e Dalaï Lama, proclame l'indépendance du Tibet. La communauté internationale y donna peu de suites, en dehors d'un accord de reconnaissance mutuelle d’indépendance entre la Mongolie et le Tibet. En 1914, à l'issue de la Conférence de Simla où l'Angleterre, le Tibet et la Chine sont représentés, la Convention de Simla propose que le Tibet soit divisé en « Tibet Extérieur » administré par le gouvernement du Dalaï Lama et « Tibet Intérieur » uniquement sous son autorité spirituelle, les deux secteurs étant considérés comme étant sous la "suzeraineté" chinoise[4]. Bien que représentée, la Chine ne signa pas cette convention, ce qui introduisit une durable incertitude sur sa reconnaissance de cette proposition et donc sur ses possibles revendications sur le Tibet.


Après 1950

En 1950, l'Armée populaire de libération entre au Tibet et rencontre peu de résistance de la part d'une armée tibétaine faible et mal équipée.

En 1956 a débuté à Litang dans le Kham une révolte des Tibétains contre l'occupant chinois, qui s'est étendue aux autres secteurs du Kham, puis en 1957 et 1958 dans les secteurs de l'Amdo, puis en 1958 et 1959, dans le Ü-Tsang, la Région autonome du Tibet, avant de s'étendre à l'ensemble du territoire. En 1959, l'insurrection éclate à Lhassa, le Dalaï Lama fuit le Tibet pour se réfugier en Inde. Il sera suivi d'environ 100 000 Tibétains. Cette révolte fut sévèrement réprimée par les autorités chinoises. Le nombre de victimes tibétaines, important sujet de désaccord entre la Chine et le gouvernement tibétain en exil, est généralement estimé à plusieurs dizaines de milliers de personnes.

À partir de 1959, juste après avoir réprimé ce qu'il qualifie de révolte de l'ancienne classe privilégiée de l'ancien Tibet, le gouvernement communiste met en place au Tibet une série de réformes, notamment l'abolition du servage.
Selon Amnesty International, depuis 1987, plus de 214 tentatives de manifestations pour l'indépendance ont été réprimées et les manifestants arrêtés expédiés dans des camps de travail. Tous ont été condamnés à des peines allant de 3 à 20 ans de prison.
Alors que Hu Jintao était le responsable politique au Tibet en 1989, une manifestation de Tibétains finit dans un bain de sang, au moins 400 personnes furent tuées.

©Wikipédia

 

La Chine a affirmé avoir engagé une «lutte à mort» au Tibet et annoncé la reddition de 105 émeutiers à Lhassa, les groupes pro-tibétains évoquant des centaines d'arrestations.
©Cyberpresse.ca 19 mars

Aujourd’hui des milliers de tibétains fuient à travers l’Himalaya au risque de leur vie pour rejoindre l’Inde.
Europe1 23 mars 2008


Plusieurs pétitions nous attendent sur le net. Faisons pression sur la Chine, c’est maintenant ou jamais. Après les Jeux Olympiques, il sera trop tard.

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