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lundi, 31 mars 2008

Une plume dans le sang

 

 

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Tremper sa plume dans le sang
Dans le fiel
Écrire les mots glaçants
Les lancer vers le ciel

 

 

Écrire pour meurtrir
Écrire pour faire mal
Pour conquérir
Inciter au lacrymal

 

 

Aligner les mots
Dans la douleur
Fortissimo
Avec ampleur

 

 

Faire mouche
Au mot près
Celui qui touche
Et laisse le cœur serré

 

 

Je ne sais

 

 

©Michèle Menesclou

 

vendredi, 28 mars 2008

No woman no cry

jeudi, 27 mars 2008

Killer bean

lundi, 24 mars 2008

Against the light

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Stéphane Dupas


podcast

 

Je fonds sous ses baisers doux
What can I do?
La fraîcheur de ses lèvres
Quoi ? J’m’en fous

J’ai pas perdu au change
Le bidouiller, ça m’démange
Y m’décalque d’une chiquenaude
y'm'snobe et je minaude

Y me carbure, trouve mes failles
Y’a pas à dire faut que je me taille
Pas de télégramme ?
Rien que des larmes !

C’est un expert
J’me désespère
M’laisse en pagaille
Against the light

 

©Michèle Menesclou (extrait de Un petit mot ment)

dimanche, 23 mars 2008

DADA FAIT SON CHEMIN DE CROIX

  Vendredi Saint du Sang ! Les bonnes histoires nous parlent de Dieu et du sang versé :

De l’adrénaline, du frémissement, de l’émotion, c’est ce que veut le peuple.
Alors Dieu, y va hardiment.

Les mauvaises histoires, inénarrables parlent d’hommes qui courent dans les champs de blés coupés, et culbutant les femmes dans les ballots de paille.

Alors écoutons Dieu ce Vendredi Saint :

Dieu père et Dieu mère conçurent un enfant, chic il était blanc, et c’était un garçon. C’est ce que virent les médecins par leur échographie.
Le constat est simple : un truc qui dépasse = un garçon ; si on ne voit rien = c’est une fille.
Pour corser l’affaire, les Dieux mirent leur rejeton dans la matrice d’une pucelle, pour faire sensation. C’est qu’on s’ennuie là-haut en étant tout puissant, au début on fait beaucoup de choses, on crée des nouvelles maladies, tout ça et puis on se lasse.
Bien continuons, le fils arrivé sur terre, avait pour mission de répandre du sang sur la planète, car les Dieux, tout le monde le sait adorent le sang.
Dieu, le fils, qu’on nomme Barnabé chez les pentecôtistes, Isidore chez les Bénédictins,
Et Marcel au café du Lapin agile, s’est évertué à tout tenter, pour que le sang et la douleur jaillissent en gerbe, et qu’afin on l’honore pour cette mission salutaire.
Ce vendredi, appelé vendredi Saint, on ne mange pas de viande, pas de merguez, ni kebab, ni oeuf mayonnaise.
A genoux mes frères pendant ce récit sanglant :

Donc Dieu le fils, naquit fin décembre, ce qui lui donna la possibilité d’aller skier à Morzine en février. En dévalant la piste noire il s’offrit une belle culbute qui s’avéra utile pour ce que nous célébrons aujourd’hui : une fracture ouverte du fémur !
Ce fut la première station du chemin de croix (dites : station de ski).
Priez, a genoux, rampez, égrener vos chapelets !

Parvenu à la deuxième station du chemin de croix, on évoque l’accident de voiture en Jaguar, sur la nationale 7 à hauteur de Montélimar : côtes enfoncés et fractures multiples des bras.

A la troisième station, Jésus (c’est comme ça qu’il faut l’appeler) se brûle le visage en regardant de trop près sa cocotte minute.

Puis devint otage, chez les papous
Happa la dysenterie à Bornéo
Le cancer du colon dans les ex-colonies françaises
Sans compter les maladies vénériennes qui le couvraient de boutons.

Mais comme ce n’était pas suffisant, il raconta dans un café du commerce, au cours d’une nuit d’ivresse qu’il avait été cloué comme une chouette sur les pales d’une éolienne pour donner de l’électricité, donc de la lumière au monde.
Bientôt, la « lumière du monde », devenu alcoolique, mourut du cancer du pancréas en prononçant ceci : je suis la lumière du mon …hic, je…Da… ? DADA.

En fait vous l’avez reconnu, Dieu qui s’ennuyait terriblement, inventa un DADA qu’il appela son DADA et simplement le DADA de tous les DADABITANTS de la terre.

Ce vendredi vermillon décoffré jure
Des paresses emmitouflées de pies

Vendredi à l’espagnolette
Vendredi académique des roseaux

Nous irons bleus et blancs nannofossiles
Boues noirâtres des ornières pluies

Sabrant d’authentiques Dieux bigorneaux
Vestes lâches des camaraderies anglophones.

J’irais plus loin.

Sang dessus dessous râler du brame des victimes
DADA n’existe que pour cogner, ramer, leurrer
Des fours métronomes aux basques des tueurs fous
Les bonhommes beiges mais capiteux
Tournois de sixtes sans but au hasard
Oh moires immaculées au frontières acides
Saltimbanques émouvants de décontractions

Tout est possible :

Logorrhées spasmes aux doigts mentholés
Je me souviens, quand j’étais vivant, un petit enfant, tapait à la vitre :
XXXX et ppppppppp
Capitoles capitales herbes folles
Aussi folles que ce que je vous dis
Pour aimer
Pour aimer
Pour aimer
Pour aimer
Pour aimer
Pour aimer
Pour aimer
Pour aimer
Pour aimer
Pour aimer
Pour aimer

Les cochons roses

 

Tristan

 

724424770.2.gifEt joyeuses pâques !!!

 

E. M. Cioran


podcast

Extrait de Ébauches de vertige

 

 

Eternité

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Dieu regarda les hommes et s’étonna, Lui qui ne s’étonnait plus de grand-chose : « Je leur ai offert le temps et ils n’ont fait que le partager, le répartir, le diluer, le délayer jusqu’à le perdre ». Et Il s’arrêta car Il manqua de vocabulaire pour formuler Sa pensée, ce qui n’était guère courant parce que les pensées, Il les possédait toutes, quant aux mots, Il avait l’habitude de jongler avec, c’est avec eux qu’il avait créé l’univers entier.

« Je n’ai fait que séparer la nuit du jour, le jour durant entre deux couchers de soleil, eux se sont ingéniés à le couper, le recouper et le découper encore. Je leur ai donné le temps avec la promesse de l’éternité et pourtant ils courent, ils courent les hommes. Ils ne le prennent pas le temps. » 

 Il n’y avait pas vraiment de colère dans Sa voix, mais un peu de ressentiment et beaucoup d’incompréhension.

À ce moment-là, un petit angelot voletant autour du créateur lâcha un vent céleste très parfumé. « Contrôle-toi Éole, s’impatienta Dieu mi-énervé, mi-amusé, tu vois bien que je suis en pleine réflexion ! »

L’ange ajusta son aura et, un peu vexé, s’en alla voler un peu plus loin.

Satan qui ne traînait jamais bien loin de Dieu-le-Père et de ses Elohims s’approcha intrigué. Il y avait bien longtemps qu’il ne l’avait pas vu aussi songeur. « Tiens, dit-il aux diablotins qui l’accompagnaient, le Vieux radote encore ! ». Il s’approcha de quelques années-lumière pour mieux entendre.

« Moi qui ais l’éternité devant moi, reprit Dieu, tous les séraphins et autres  purs esprits qui emplissent notre Eden, savons qu’il est inutile de compter le temps

« Nous en parlons à notre aise, l’interrompit Satan à l’affût. Pour nous le temps est une notion qui se fond dans l’infini, moins on maîtrise et plus on compte. Les hommes sentent les choses leur échapper et tentent de mettre le temps en équation. ». Puis il se mit à rire, à rire à gorge diabolique déployée.

Dieu ne l’entendit pas de cette oreille et demanda :

-C’est de Moi que tu t’amuses ainsi ? 
-Je n’oserais, répondit le maître des abîmes, je ne ris pas de toi, mais des hommes, tu leur as donné le temps et moi je leur ai mis le feu aux fesses !

 

©Michèle Menesclou (Extrait de Contes-minute)

Tintin n'ira plus au Tibet

 
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© BELLAMY

Le 23 mars 1959, les Tibétains se révoltent contre les communistes chinois. Le dalaï-lama trouve refuge en Inde. Nous voici rattrapés par l’histoire, près de 50 ans plus tard.

Avant 1950

Après l'invasion et le contrôle par le pouvoir mongol de la Chine au XIIe siècle et la fondation de la dynastie Yuan par Kubilai Khan, les relations politiques entre les chefs des écoles du Bouddhisme tibétain et l'Empereur de Chine, Mongol à l'époque, débutèrent. Kubilai Khan interagit avec les Sakya qui conserveront leur rôle politique.

De 1643 à 1949, le Tibet était gouverné par le Dalaï Lama et le gouvernement tibétain, parfois en tant que chef d'État, parfois en tant que vassal de l'Empereur de Chine et soit comme 1er grand Lama ou partageant le pouvoir avec le Panchen Lama.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle, une situation de concurrence se développe entre la Russie et la Grande-Bretagne, la Grande-Bretagne cherchant à contrôler le Tibet depuis l'Inde, et la Russie cherchant à l'en empêcher pour maintenir son influence en Asie centrale. Par leur expédition militaire conduite par le colonel Francis Younghusband, qui écrase dans le sang en 1904 la défense tibétaine, les Britanniques finissent par s'imposer au Tibet, et s'y attribuent des privilèges commerciaux et diplomatiques.

En 1908, la Chine, profitant du départ des troupes britanniques, reprend provisoirement le contrôle du Tibet, jusqu'à la révolution de 1911 qui marque l'effondrement de l'Empire Qing et l'installation de la République de Chine.

Les troupes et les autorités officielles chinoises sont expulsées du Tibet en 1912, puis en 1913, le 13e Dalaï Lama, proclame l'indépendance du Tibet. La communauté internationale y donna peu de suites, en dehors d'un accord de reconnaissance mutuelle d’indépendance entre la Mongolie et le Tibet. En 1914, à l'issue de la Conférence de Simla où l'Angleterre, le Tibet et la Chine sont représentés, la Convention de Simla propose que le Tibet soit divisé en « Tibet Extérieur » administré par le gouvernement du Dalaï Lama et « Tibet Intérieur » uniquement sous son autorité spirituelle, les deux secteurs étant considérés comme étant sous la "suzeraineté" chinoise[4]. Bien que représentée, la Chine ne signa pas cette convention, ce qui introduisit une durable incertitude sur sa reconnaissance de cette proposition et donc sur ses possibles revendications sur le Tibet.


Après 1950

En 1950, l'Armée populaire de libération entre au Tibet et rencontre peu de résistance de la part d'une armée tibétaine faible et mal équipée.

En 1956 a débuté à Litang dans le Kham une révolte des Tibétains contre l'occupant chinois, qui s'est étendue aux autres secteurs du Kham, puis en 1957 et 1958 dans les secteurs de l'Amdo, puis en 1958 et 1959, dans le Ü-Tsang, la Région autonome du Tibet, avant de s'étendre à l'ensemble du territoire. En 1959, l'insurrection éclate à Lhassa, le Dalaï Lama fuit le Tibet pour se réfugier en Inde. Il sera suivi d'environ 100 000 Tibétains. Cette révolte fut sévèrement réprimée par les autorités chinoises. Le nombre de victimes tibétaines, important sujet de désaccord entre la Chine et le gouvernement tibétain en exil, est généralement estimé à plusieurs dizaines de milliers de personnes.

À partir de 1959, juste après avoir réprimé ce qu'il qualifie de révolte de l'ancienne classe privilégiée de l'ancien Tibet, le gouvernement communiste met en place au Tibet une série de réformes, notamment l'abolition du servage.
Selon Amnesty International, depuis 1987, plus de 214 tentatives de manifestations pour l'indépendance ont été réprimées et les manifestants arrêtés expédiés dans des camps de travail. Tous ont été condamnés à des peines allant de 3 à 20 ans de prison.
Alors que Hu Jintao était le responsable politique au Tibet en 1989, une manifestation de Tibétains finit dans un bain de sang, au moins 400 personnes furent tuées.

©Wikipédia

 

La Chine a affirmé avoir engagé une «lutte à mort» au Tibet et annoncé la reddition de 105 émeutiers à Lhassa, les groupes pro-tibétains évoquant des centaines d'arrestations.
©Cyberpresse.ca 19 mars

Aujourd’hui des milliers de tibétains fuient à travers l’Himalaya au risque de leur vie pour rejoindre l’Inde.
Europe1 23 mars 2008


Plusieurs pétitions nous attendent sur le net. Faisons pression sur la Chine, c’est maintenant ou jamais. Après les Jeux Olympiques, il sera trop tard.

samedi, 15 mars 2008

Salon du Livre de Paris 2008

Le salon du livre de Paris ? J’y étais, j’en viens. C’est un rendez-vous que j’affectionne tous les ans. Il peut m’arriver de le manquer : d’y aller le jour réservé aux pros et en être recalée, venir le jour de la fermeture ou être malade, mais généralement j’arrive à le visiter. J'aime les visages affairés, le brouhaha comme une vague bavarde, les arbres de livres... Bon il y a le tiroir-caisse aussi, c'est vrai.

Cette année, et personne ne peut l’ignorer avec la polémique suscitée, c’est Israël le pavillon d’honneur du Salon. Je ne m’appesantirai pas sur la connerie de ce boycott et l’écœurement qu’il m’inspire, mais je parlerai plutôt de la richesse et de la diversité de la littérature israélienne : son esprit, son dynamisme, son caractère... Pour une langue supposée morte, l'hébreu est d'une vivacité étonnante (l'hébreu moderne bien sûr !). Les anciens (Haim Gouri) sont aussi alertes que les plus jeunes : Amos Oz ou Etgart Keret

 

Et voici ce que j’ai glané en me promenant dans les stands, on ne pouvait vraiment pas la manquer sous sa crinoline…

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..718361003.JPGAmélie Nothomb

Koop Island Blues by Koop

C'est Lyli -Louve- qui m'a ait découvrir ce pur moment de beauté..., qu'elle en soit remerciée !

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