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vendredi, 01 août 2008

Silence de mort

couloir d'hopital.jpg

 

Sans bruit sans bruit. Il dort. Les mains expliquent, seulement les mains. La voix reste en dedans, les lèvres s’agitent en fortes grimaces, les traits exagèrent. La porte est fermée sur le monde assourdissant, les allées les venues, les rires déplacés, les ordres, les appels, les criailleries. Aussi les plaintes, les gémissements, les mots qui rassurent, les claquements de pas sur le carrelage de mosaïque, les pleurs rebondissant sur les murs blancs, les chants faits de bips, de signaux divers. La porte, barrière de silence, quelques soupirs, une respiration fiévreuse et rapide puis le silence total, un silence de mort bâche les lieux.

M. Menesclou

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