lundi, 15 septembre 2008
Tango

Il y a la saison des pluies
Et la saison des pleurs
Et si ce n’est pas lui
Tant pis si je meurs
Au fond du noir :
La couleur
Au fond de l’espoir :
La douleur.
Dans mon manteau d’écorce
Je lisse le temps
Un tango féroce
Lascif et envoutant
Chaque pas balance
Et j’avance
Et je m’enfonce
Michèle Menesclou
16:58 Publié dans Feuillet poétique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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vendredi, 12 septembre 2008
Chick Corea Electric Band
19:18 Publié dans Good Vibrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 09 septembre 2008
~ Septembre ~

Dans les arbres,
Les chiens aboient.
La voici la saison !
Achevées les moissons,
Les portes sont condamnées.
Sur les toits
Les couleurs languissent,
Les rues grises
Courbent le dos.
L’asphalte durci
Pousse là et ici.
Un ciel poudré
Clos l’espoir
Le couvercle de la boîte
Se ferme en septembre.
Michèle Menesclou
18:56 Publié dans Feuillet poétique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : poèsie |
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mardi, 02 septembre 2008
La ride du lion

Il est optimiste. C
’est un don. Quelle que soit la circonstance, il ne voit que le bon côté des choses, son verre est toujours à moitié plein. Cet homme est bienfaisant. Il est heureux aussi. Tout le rend joyeux, tout lui agrée. Il se contente de peu, s’accommode de tout. Il ne voit que le meilleur. Le sac de plume est pour lui plus lourd que celui de plomb. Si le vent souffle en rafales, il s’ébaudit du spectacle de la nature et si le déluge s’abat, il ne voit qu’une pomme d’arrosoir céleste. Là où les hommes lèvent les bras vers le ciel pour prier, il les tend pour remercier. Au coin de la rue, il va se faire détrousser ? Il tend son porte-monnaie en remerciant le voleur : cet argent pesait dans sa poche. Son credo c’est l’espoir, tout lui est bon. Il chevauche le monstre sans peur. Quand d’aucuns vivent dans la désillusion, lui regarde le monde par le prisme de la confiance. Le bourreau tient la hache au-dessus de sa tête ? Il le regarde avec bonté et lui tend son cou, « je sais que tu feras bien ton office » et lorsqu’il voit la mort, la gueuse en manteau de temps, il s’adresse à elle avec la plus grande des politesses, l’appelle « madame » et lui confie son âme, persuadé qu’elle en fera bon usage. Cet homme est un saint ? Nullement. Un naïf alors ? Non plus. Il est optimiste et fait crédit au monde entier, aux hommes, aux oiseaux, aux fourmis, aux enfants et aux bêtes sauvages, il ne voit chez eux que la part du bon, tout ce qui est généreux, ce qui est à sauver en chacun des êtres. Il ne se force pas, c’est sa nature, il est un homme que la grâce a touché là, juste entre les deux yeux, à l’endroit où les rides du lion peuvent rendre les aigris hideux. Lui, elles l’embellissent. Son âme à nue est précieuse, nul besoin de l’enrober de papier doré ni de bolduc. Chez lui tout est authentiquement vrai. Son cœur il l’offre en vrac, sans faire le tri, ni méfiant ni craintif, il confie ses rêves au vent qui les lui rapporte exaucés.
Michèle Menesclou ("Les petits papiers")
15:37 Publié dans Les petits papiers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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